Sortie éducative aujourd'hui; on est allé à Hebron, un ancien village Inuit. Les habitants ont été relocalisé à la fin des années 50, des familles séparées, sans consultation ni préavis, par le gouvernement de Terre-Neuve. Il ne reste aujourd'hui qu'une église barricadée, des petites maisons décrépites et un poste de traite ouvert à tous les vents. Le site fait maintenant partie d'un parc et sur une plaque on peut lire les excuses du gouvernement envers la population déplacée lors de la relocalisation. L'église est en train d'être rénovée, mais il reste pas mal de travail à faire.
Au départ, la sortie était planifiée pour les étudiants de Schools on board, mais comme plusieurs scientifiques et membres de l'équipage voulaient aller se dégourdir les jambes, l'après-midi complète a été allouée à la sortie. Comme le chef scientifique n'avait pas l'air tellement intéressé à planifier la sortie, je me suis proposé pour organiser les groupes. J'ai couru comme un malade pour faire des feuilles d'inscription, inscrire les gens en groupes de 12, relayer l'information aux chef officier et au commandant qui supervisait l'opération, appeler à l'interphone les gens devant embarquer dans le prochain voyage, etc. Ça été un bordel pas pire parce qu'un groupe, composé de l'équipe logistique, s'est ajouté juste avant le départ du premier groupe et devait avoir priorité sur les autres. Il a fallu que je réorganise les groupes une dizaine de minutes avant qu'ils ne partent et que j'informe tout le monde des changements. En plus, un gars est parti avec le mauvais groupe... Bref, un beau casse-tête de logistique. Finalement, tout s'est passé dans l'ordre et on a oublié personne à Hebron !
Au menu, pâté mexicain et omelette jardinière.


En lisant ta description de ton exercice de logistique de visite de groupe j'avais l'impression de m'entendre parler de mes journées au bureau.
RépondreSupprimerTu viens d'avoir un excellent aperçu de mon quotidien professionel.
Bravo pour un défi bien relevé !
Pis? Commence-tu à avoir hâte d'avoir les pieds sur terre ? En ville ? Au chaud ?
C'est totalement impressionnant ces maisons en décrépitude dans la brume. Quelle désolation! J'aurais aimé voir ça et mieux comprendre cette partie de notre histoire.
RépondreSupprimer