mercredi 18 mai 2011
lundi 16 mai 2011
mercredi 11 mai 2011
Semaines 1 et 2-Corridor
mardi 10 mai 2011
lundi 9 mai 2011
À faire
D'ici au 23 juin:
Objectif : Rajeunir la maison et ouvrir l'espace de vie commune.
Plan approximatif de la maison (il manque les portes):
Objectif : Rajeunir la maison et ouvrir l'espace de vie commune.
- Enlever le tapis dans le salon et corridor;
- Enlever la céramique dans la cuisine;
- Enlever un mur dans la salle à manger;
- Refermer le boudoir pour lui redonner sa vocation originale de chambre à coucher;
- Installer du bois franc dans la salle à manger;
- Sabler et venir tous les planchers du rez-de-chaussé (sauf la cuisine qui a gardé sa céramique);
- Peindre toutes les pièces du rez-de-chaussé;
Plan approximatif de la maison (il manque les portes):
dimanche 8 mai 2011
Le bungalow
Renaissance
Pour ceux qui aiment les rénos, ou qui on le goût de savoir ce qu'on fait de nos fins de semaines dernièrement, je réanime Germaine inc !
Étant donné qu'on est pas mal occupés, il y aura surtout des photos.
Au plaisir de lire vos commentaires. Sauf si vous dites que c'est pas beau !
Étant donné qu'on est pas mal occupés, il y aura surtout des photos.
Au plaisir de lire vos commentaires. Sauf si vous dites que c'est pas beau !
jeudi 19 novembre 2009
Le retour
Les filles devant la rosette*************
Ceux qui me connaissent bien ne seront pas surpris d'apprendre que je me suis arrangée pour manquer l'arrivée de l'Amundsen au quai de la Garde Cotière.
Un excellent plan de dîner sur la traverse Québec-Lévis s'est transformé en 45 minutes d'angoisse lorsqu'on a vu l'Amundsen dépasser à toute allure l'Ile d'Orléans alors qu'on venait à peine de quitter le quai de Québec. Nous avons donc eu droit à une magnifique arrivée vue du fleuve, mais malheureusement, nous n'étions pas sur le quai quand l'Amundsen a acosté. Par chance, les manoeuvres d'accostage on duré plusieurs minutes et nous avons eu le temps de revenir à Québec, courir jusqu'à l'Amundsen et attendre au moins 10 minutes avant que David mette pied à terre.
**************
Demain des photos de la visite du bateau !
Ceux qui me connaissent bien ne seront pas surpris d'apprendre que je me suis arrangée pour manquer l'arrivée de l'Amundsen au quai de la Garde Cotière.
Un excellent plan de dîner sur la traverse Québec-Lévis s'est transformé en 45 minutes d'angoisse lorsqu'on a vu l'Amundsen dépasser à toute allure l'Ile d'Orléans alors qu'on venait à peine de quitter le quai de Québec. Nous avons donc eu droit à une magnifique arrivée vue du fleuve, mais malheureusement, nous n'étions pas sur le quai quand l'Amundsen a acosté. Par chance, les manoeuvres d'accostage on duré plusieurs minutes et nous avons eu le temps de revenir à Québec, courir jusqu'à l'Amundsen et attendre au moins 10 minutes avant que David mette pied à terre.
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Demain des photos de la visite du bateau !
mardi 17 novembre 2009
Jour 40-Durée du jour 9h11-Gros-Cacouna
Difficile de croire qu'une journée puisse compter autant d'heures et aussi peu à la fois. Mais, enfin (déjà!) elle tire à sa fin.
Nous partons demain matin en direction de Québec pour aller chercher David. Pas besoin de vous dire qu'on a hâte.
L'Amundsen est en ce moment dans le coin de Rivière-du-Loup, il devrait partir demain matin pour Québec.
David n'a pas envoyé de journal proprement dit pour les deux derniers jours mais je vous laisse un extrait de courriel qu'il m'a envoyé.
**********
Lundi, 16 novembre
On est rendu dans le coin de Sept-Iles. On a eu des vents de 40 noeuds aujourd'hui et ça a brassé en titi. Tellement qu'à certains moments, et surtout à l'avant du navire, on se sent en apesanteur quand le bateau retombe d'une vague. C'est particulièrement plaisant quand on
transporte des caisses de matériel dans un escalier ! Ceci dit, quand le bateau monte sur une vague, c'est l'effet inverse qui se produit et les petites boîtes deviennent soudainement pesantes. La prochaine fois que je déménage, je vais pouvoir dire: Bah, tant que les escaliers
bougent pas, il y a pas de problème !
**********
De retour jeudi avec des photos de l'arrivée !
Nous partons demain matin en direction de Québec pour aller chercher David. Pas besoin de vous dire qu'on a hâte.
L'Amundsen est en ce moment dans le coin de Rivière-du-Loup, il devrait partir demain matin pour Québec.
David n'a pas envoyé de journal proprement dit pour les deux derniers jours mais je vous laisse un extrait de courriel qu'il m'a envoyé.
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Lundi, 16 novembre
On est rendu dans le coin de Sept-Iles. On a eu des vents de 40 noeuds aujourd'hui et ça a brassé en titi. Tellement qu'à certains moments, et surtout à l'avant du navire, on se sent en apesanteur quand le bateau retombe d'une vague. C'est particulièrement plaisant quand on
transporte des caisses de matériel dans un escalier ! Ceci dit, quand le bateau monte sur une vague, c'est l'effet inverse qui se produit et les petites boîtes deviennent soudainement pesantes. La prochaine fois que je déménage, je vais pouvoir dire: Bah, tant que les escaliers
bougent pas, il y a pas de problème !
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De retour jeudi avec des photos de l'arrivée !
lundi 16 novembre 2009
Jour 39-Durée du jour 8h59-Passage de Jacques-Cartier
Pas beaucoup de nouvelles provenant de l'Amundsen qui est, en ce moment, en transit dans le Golfe et, bientôt, le fleuve St-Laurent. Cependant, David m'a dit que le bateau doit ralentir son allure pour arriver comme prévu mercredi à 13h00 puisqu'une réception est organisée. En effet, une arrivée de bateau, c'est un peu plate si le bateau est déjà arrivé !
En entendant parler de réception, j'ai tout de suite pensé à ces images de navire accostant dans un port rempli de femmes en liesse. Les fanfares, les confetti, les drapeaux.... Malheureusement, mes recherches sur internet sont restées vaines et aucune image ne correspondait à mon fantasme. J'ai trouvé quelques images intéressantes mais il y avait toujours un petit quelquechose qui clochait.
Le look des années 40 me plait beaucoup, mais il risque fort de faire un peu froid à Québec pour porter ça. En plus, ils ne sont même pas dans un port.
En entendant parler de réception, j'ai tout de suite pensé à ces images de navire accostant dans un port rempli de femmes en liesse. Les fanfares, les confetti, les drapeaux.... Malheureusement, mes recherches sur internet sont restées vaines et aucune image ne correspondait à mon fantasme. J'ai trouvé quelques images intéressantes mais il y avait toujours un petit quelquechose qui clochait.
Le look des années 40 me plait beaucoup, mais il risque fort de faire un peu froid à Québec pour porter ça. En plus, ils ne sont même pas dans un port.dimanche 15 novembre 2009
Jour 38-Durée du jour 9h02-Côte-Nord
Samedi le 14 novembre 2009, Côte du Labrador
Journée de ménage dans les labos. J'ai lavé les comptoirs, passé l'aspirateur et la moppe dans la salle de contrôle du CTD. Vers 10h, il y a eu une présentation de Reinhard sur son expédition à Pingaluit. C'est un lac cratère dans le nord du Labrador en forme de disque presque parfait. Il a la particularité d'être particulièrement profond, plus de 200 m, et d'avoir les eaux parmi les plus claires au monde. La clarté de l'eau vient du fait qu'il n'a aucun affluent; toute l'eau du lac vient des précipitations. En conséquence, le taux de sédimentation est extrêmement faible, ce qui signifie qu'une carotte de sédiment prise au fond permet de remonter extrêmement loin dans le passé. Reinhard a donc parlé de l'organisation de l'expédition, passablement complexe. Le carottage doit se faire l'hiver pour pouvoir installer une plateforme de forage sur la glace. Comme c'est un milieu exceptionel, la direction du parc leur a interdit d'amener de l'essence sur le lac. Tout le matériel devait donc être amener sur le lac à pied, depuis le camp de base situé à l'extérieur du cratère. De plus, rien, absolumement rien de devait contaminer le lac. Tous les petits besoins devaient donc être fait dans un sac de plastique puis transporté le soir au camp de base. Malgré toutes les contraintes et les difficultés reliées au froid intense (eau+froid+vent+métal=paquet de trouble), ils ont réussi en deux semaines à ramener une carotte de 9m de long ! Selon leurs estimés, les plus anciens sédiments récoltés datent d'environ 200 000 ans ! Avec de l'équipement plus costaud, Reinhard pense qu'ils pourraient prendre des carottes plus longues et récolter des sédiments déposés il y a deux millions d'années.
Dans l'après-midi, Joannie a fait une présentation sur la production primaire dans l'Arctique. C'est un sujet qui récolte beaucoup d'attention parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'océan arctique est un milieu très productif. Il y a donc beaucoup de phytoplancton qui y croit. En plus d'être à la base de la chaîne alimentaire, le phyto convertit le CO2 dissout dans l'eau en sucre via la photosynthèse. Le phyto est ensuite mangé par les organismes plus haut dans la chaîne alimentaire qui, en mourant, coulent au fond. La croissance du phytoplancton permet donc de transférer du dioxide de carbone de l'atmosphère vers le fond de l'océan, ou il ne contribue pas au réchauffement climatique.
Pour fêter le dernier samedi du leg, les jeunes de School on Board ont proposé de donner un coup de main aux cuisiniers et aux stewards. C'est donc eux qui ont servi les plats, fait le service et la vaiselle, aidés par quatre scientifiques. L'une des étudiantes a même joué du violon pendant le souper. Il y avait au menu des souvlaki et des ailes de poulet. En plus, la salle à manger des officiers était fermée et ils ont mangé avec tout le monde en bas. Des tables avaient été ajoutées dans le salon pour l'occasion. C'était très agréable. Après le souper, on a rangé les tables et fait de la place pour le dernier bar du voyage, pendant lequel la cloche a sonnée au moins quatre fois; j'ai fini par arrêter de les compter !
***********
L'Amundsen arrivera à Québec mercredi, le 18, à 13h00 ! On y sera !
***********

Au premier plan, c'est mon frère, en arrière-plan, c'est un décor de télé et un public. Celle qui prend la photo c'est moi. Vous avez le droit de déduire que j'ai passé mon dimanche matin à l'enregistrement de l'émission Le Cercle pour y encourager mon frère. Je ne brulerai pas les punchs et je ne vous révèlerai pas tout de suite s'il a gagné 5000 $. Vous devrez attendre la semaine du 4 janvier. Je crois que c'est à TVA, mais aucune idée à quelle heure.
La photo est vraiment poche, je suis désolée, mais mon merveilleux appareil photo reviendra mercredi, avec David, évidemment !
Journée de ménage dans les labos. J'ai lavé les comptoirs, passé l'aspirateur et la moppe dans la salle de contrôle du CTD. Vers 10h, il y a eu une présentation de Reinhard sur son expédition à Pingaluit. C'est un lac cratère dans le nord du Labrador en forme de disque presque parfait. Il a la particularité d'être particulièrement profond, plus de 200 m, et d'avoir les eaux parmi les plus claires au monde. La clarté de l'eau vient du fait qu'il n'a aucun affluent; toute l'eau du lac vient des précipitations. En conséquence, le taux de sédimentation est extrêmement faible, ce qui signifie qu'une carotte de sédiment prise au fond permet de remonter extrêmement loin dans le passé. Reinhard a donc parlé de l'organisation de l'expédition, passablement complexe. Le carottage doit se faire l'hiver pour pouvoir installer une plateforme de forage sur la glace. Comme c'est un milieu exceptionel, la direction du parc leur a interdit d'amener de l'essence sur le lac. Tout le matériel devait donc être amener sur le lac à pied, depuis le camp de base situé à l'extérieur du cratère. De plus, rien, absolumement rien de devait contaminer le lac. Tous les petits besoins devaient donc être fait dans un sac de plastique puis transporté le soir au camp de base. Malgré toutes les contraintes et les difficultés reliées au froid intense (eau+froid+vent+métal=paquet de trouble), ils ont réussi en deux semaines à ramener une carotte de 9m de long ! Selon leurs estimés, les plus anciens sédiments récoltés datent d'environ 200 000 ans ! Avec de l'équipement plus costaud, Reinhard pense qu'ils pourraient prendre des carottes plus longues et récolter des sédiments déposés il y a deux millions d'années.
Dans l'après-midi, Joannie a fait une présentation sur la production primaire dans l'Arctique. C'est un sujet qui récolte beaucoup d'attention parce que contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'océan arctique est un milieu très productif. Il y a donc beaucoup de phytoplancton qui y croit. En plus d'être à la base de la chaîne alimentaire, le phyto convertit le CO2 dissout dans l'eau en sucre via la photosynthèse. Le phyto est ensuite mangé par les organismes plus haut dans la chaîne alimentaire qui, en mourant, coulent au fond. La croissance du phytoplancton permet donc de transférer du dioxide de carbone de l'atmosphère vers le fond de l'océan, ou il ne contribue pas au réchauffement climatique.
Pour fêter le dernier samedi du leg, les jeunes de School on Board ont proposé de donner un coup de main aux cuisiniers et aux stewards. C'est donc eux qui ont servi les plats, fait le service et la vaiselle, aidés par quatre scientifiques. L'une des étudiantes a même joué du violon pendant le souper. Il y avait au menu des souvlaki et des ailes de poulet. En plus, la salle à manger des officiers était fermée et ils ont mangé avec tout le monde en bas. Des tables avaient été ajoutées dans le salon pour l'occasion. C'était très agréable. Après le souper, on a rangé les tables et fait de la place pour le dernier bar du voyage, pendant lequel la cloche a sonnée au moins quatre fois; j'ai fini par arrêter de les compter !
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L'Amundsen arrivera à Québec mercredi, le 18, à 13h00 ! On y sera !
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Au premier plan, c'est mon frère, en arrière-plan, c'est un décor de télé et un public. Celle qui prend la photo c'est moi. Vous avez le droit de déduire que j'ai passé mon dimanche matin à l'enregistrement de l'émission Le Cercle pour y encourager mon frère. Je ne brulerai pas les punchs et je ne vous révèlerai pas tout de suite s'il a gagné 5000 $. Vous devrez attendre la semaine du 4 janvier. Je crois que c'est à TVA, mais aucune idée à quelle heure.
La photo est vraiment poche, je suis désolée, mais mon merveilleux appareil photo reviendra mercredi, avec David, évidemment !
samedi 14 novembre 2009
Jour 37-Durée du jour 8h31-Côtes du Labrador
Le gros de la journée est consacré au transit du Fjord d'Okak vers celui d'Anaktalak. La navigation est un peu compliqué parce que les eaux sont pleines de rochers minuscules et d'îles. C'est vraiment comme le sommet d'une chaîne de montagne à moitié submergée dans l'eau. On arrive à la première station du dernier Fjord vers les 3 heures et les opérations commencent avec une rosette. Suivent les différents types de filets (vertical, horizontal, chalut de fond) et le box core (boîte de sédiments). Le tout prendra environ 8 heures après quoi on se dirige vers la prochaine station. On devrait terminer, pour de bon, demain vers midi, et Joannie a passé toute la journée à se demander ce qu'on pourrait bien faire pour célébrer la dernière opération scientifique de l'année sur le bateau. On a sorti des idées comme une guerre de bouette, un barbecue, des sets carrés, mais il n'y a encore rien qui fasse vraiment l'unanimité.
Ce soir, c'est à mon tour de faire le barman. À chaque soirée bar, il y a un membre de l'équipage et un scientifique qui forment l'équipe du bar. J'ai mis mon kit le plus chic et avec Christian, un mécano, on a servi de la bière et des drinks de 8h à 11h. C'était vraiment très le fun. J'ai fait des Bloody Ceasars (clamato, vodka, worcesteshire, tabasco sur glace, avec du sel de celeri sur le bord du verre), des Kamikaze (vodka, lime et triple sec) et des shooters de Tequila. Je pense que j'ai bien fait ça parce qu'on m'a dit que si la science ne m'intéressait plus, je pourrais me recycler en barman !
Après le bar, je suis allé tenir compagnie à Dominique pour la dernière rosette de l'année 2009. Ensuite, je suis allé donné un coup de main à la gang qui fait les filets, puis à ceux qui font le box core (que d'ailleurs j'ai réveillé une heure trop tôt ... oups) J'ai réussi à rester réveiller et à m'occuper jusqu'au déjeuner à 7h30, ou je suis allé manger une grosse assiette de bines, 2 oeufs, du bacon et trois toasts. Après, dodo.
Je me suis réveillé vers 14h, et en descendant vers la cuisine, j'ai appris qu'il y a avait un workout sur le pont d'envol. Je suis allé rejoindre les jeunes de Schools on Board et quelques matelots et scientifiques. On a fait toutes sortes d'exercies avec des cordes à danser, deux ballons, et on a fait des chin-up sur la porte de hangar de l'hélico. Dans le groupe de jeunes, il y a un Innu de 19 ans qui a confirmé le stéréotype sur les Inuits: trapu, pas frileux et fort comme un boeuf. Je l'ai rarement vu avec un manteau; il se promène généralement avec un t-shirt sous une chemise à manche courte et une calotte.
Au souper, linguine avec une sauce aux tomates séchées. On a ensuite regardé un vidéo du tour d'hélicoptère prise par une caméra montée sur la tête du mécano d'hélico. Un matelot a remarqué que c'était bien la première fois qu'elle servait à quelque chose. On a ensuite regardé des vidéos sur les meilleurs spots de planche à voile; le pilote d'hélico est un amateur de planche et il va passer deux semaines à Hawai en décembre pour en faire.
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Comme il n'y a pas de photo de l'Amundsen aujourd'hui, je vous offre un mini-photo-roman notre soirée de vendredi.
vendredi 13 novembre 2009
Jour 36-Durée du jour 8h19-Fjord Anaktalak
Mercredi le 11 novembre 2009, Fjord d'Okak
Journée de stand-by... Je me suis levé à 6h30 en prévision de la rosette de 8h. Finalement, il y a eu toutes sortes de retards sur les opérations et la dite rosette a été terminée à 3h ! J'ai pris des photos et erré sur le bateau. Je n'ose pas trop retourner dans ma chambre parce que Max a travaillé toute la nuit et a besoin de dormir; ça reprend cette nuit. J'ai passé une partie de la matinée à aider Lina avec ses carottes de bouettes. En gros, je tiens ses sacs ouverts pour qu'elle puisse y mettre des pelletées de boue. J'ai aussi aidé Vincent à configurer la nouvelle cellule photoélectrique pour la rosette. Il faut bien s'occuper.
Au midi, Tanya nous raconte comment elle fait pour capturer des phoques desquels elle tire des biopsies. Certains phoques sont faciles à capturer, on leur dit monte dans le bateau et ils écoutent ! J'exagère, mais c'est pour contraster avec les phoques annelés qui sont beaucoup plus futés et durs à capturer. Elle installe aussi des émetteurs sur les phoques, ce qui lui permet de suivre leurs déplacement pendant une année, jusqu'à ce qu'ils muent et que l'émetteur tombe.
Au diner, suprèmes de poulet. Au souper, spaghettini et gateau au chocolat.

Journée de stand-by... Je me suis levé à 6h30 en prévision de la rosette de 8h. Finalement, il y a eu toutes sortes de retards sur les opérations et la dite rosette a été terminée à 3h ! J'ai pris des photos et erré sur le bateau. Je n'ose pas trop retourner dans ma chambre parce que Max a travaillé toute la nuit et a besoin de dormir; ça reprend cette nuit. J'ai passé une partie de la matinée à aider Lina avec ses carottes de bouettes. En gros, je tiens ses sacs ouverts pour qu'elle puisse y mettre des pelletées de boue. J'ai aussi aidé Vincent à configurer la nouvelle cellule photoélectrique pour la rosette. Il faut bien s'occuper.
Au midi, Tanya nous raconte comment elle fait pour capturer des phoques desquels elle tire des biopsies. Certains phoques sont faciles à capturer, on leur dit monte dans le bateau et ils écoutent ! J'exagère, mais c'est pour contraster avec les phoques annelés qui sont beaucoup plus futés et durs à capturer. Elle installe aussi des émetteurs sur les phoques, ce qui lui permet de suivre leurs déplacement pendant une année, jusqu'à ce qu'ils muent et que l'émetteur tombe.
Au diner, suprèmes de poulet. Au souper, spaghettini et gateau au chocolat.

jeudi 12 novembre 2009
Jour 35-Durée du jour 8h19-Côtes du Labrador
Mardi le 10 novembre 2009, Hebron
Sortie éducative aujourd'hui; on est allé à Hebron, un ancien village Inuit. Les habitants ont été relocalisé à la fin des années 50, des familles séparées, sans consultation ni préavis, par le gouvernement de Terre-Neuve. Il ne reste aujourd'hui qu'une église barricadée, des petites maisons décrépites et un poste de traite ouvert à tous les vents. Le site fait maintenant partie d'un parc et sur une plaque on peut lire les excuses du gouvernement envers la population déplacée lors de la relocalisation. L'église est en train d'être rénovée, mais il reste pas mal de travail à faire.
Au départ, la sortie était planifiée pour les étudiants de Schools on board, mais comme plusieurs scientifiques et membres de l'équipage voulaient aller se dégourdir les jambes, l'après-midi complète a été allouée à la sortie. Comme le chef scientifique n'avait pas l'air tellement intéressé à planifier la sortie, je me suis proposé pour organiser les groupes. J'ai couru comme un malade pour faire des feuilles d'inscription, inscrire les gens en groupes de 12, relayer l'information aux chef officier et au commandant qui supervisait l'opération, appeler à l'interphone les gens devant embarquer dans le prochain voyage, etc. Ça été un bordel pas pire parce qu'un groupe, composé de l'équipe logistique, s'est ajouté juste avant le départ du premier groupe et devait avoir priorité sur les autres. Il a fallu que je réorganise les groupes une dizaine de minutes avant qu'ils ne partent et que j'informe tout le monde des changements. En plus, un gars est parti avec le mauvais groupe... Bref, un beau casse-tête de logistique. Finalement, tout s'est passé dans l'ordre et on a oublié personne à Hebron !
Au menu, pâté mexicain et omelette jardinière.


Sortie éducative aujourd'hui; on est allé à Hebron, un ancien village Inuit. Les habitants ont été relocalisé à la fin des années 50, des familles séparées, sans consultation ni préavis, par le gouvernement de Terre-Neuve. Il ne reste aujourd'hui qu'une église barricadée, des petites maisons décrépites et un poste de traite ouvert à tous les vents. Le site fait maintenant partie d'un parc et sur une plaque on peut lire les excuses du gouvernement envers la population déplacée lors de la relocalisation. L'église est en train d'être rénovée, mais il reste pas mal de travail à faire.
Au départ, la sortie était planifiée pour les étudiants de Schools on board, mais comme plusieurs scientifiques et membres de l'équipage voulaient aller se dégourdir les jambes, l'après-midi complète a été allouée à la sortie. Comme le chef scientifique n'avait pas l'air tellement intéressé à planifier la sortie, je me suis proposé pour organiser les groupes. J'ai couru comme un malade pour faire des feuilles d'inscription, inscrire les gens en groupes de 12, relayer l'information aux chef officier et au commandant qui supervisait l'opération, appeler à l'interphone les gens devant embarquer dans le prochain voyage, etc. Ça été un bordel pas pire parce qu'un groupe, composé de l'équipe logistique, s'est ajouté juste avant le départ du premier groupe et devait avoir priorité sur les autres. Il a fallu que je réorganise les groupes une dizaine de minutes avant qu'ils ne partent et que j'informe tout le monde des changements. En plus, un gars est parti avec le mauvais groupe... Bref, un beau casse-tête de logistique. Finalement, tout s'est passé dans l'ordre et on a oublié personne à Hebron !
Au menu, pâté mexicain et omelette jardinière.


mercredi 11 novembre 2009
Jour 34-Durée du jour 8h07-Fjord Saglek
Lundi le 9 novembre 2009, Fjord Saglek
Journée relativement tranquille. J'ai fait trois rosettes, passé une heure au gym, et fait une sieste. Dans l'après-midi, j'ai commencé à écouter Gi-Joe, mais après une heure, j'ai abandonné... trop prévisible. J'ai emprunté la guitare à Jérôme et joué un peu dans le salon des officiers, la seule place à peu près tranquille du bateau.
Il y a eu un exercice d'évacuation pendant la matinée ou les marins ont sorti les canots de sauvetage et sont allé faire un tour dans le fjord pour s'assurer du bon fonctionnement de l'équipement.
Tout le monde râle un peu parce que les horaires du nouveau chef scientifique sont écrits trop petits et sont difficiles à lire. Heureusement que les matelots et les officiers ont de l'expérience et que la gang du premier leg est encore là, sinon ça serait le bordel.
Un autre piston core aujourd'hui. Apparemment, avec une carotte de ce type, on peut remonter 3000 ans dans le passé du fjord ! Pas mal pour une carotte de bouette.

Journée relativement tranquille. J'ai fait trois rosettes, passé une heure au gym, et fait une sieste. Dans l'après-midi, j'ai commencé à écouter Gi-Joe, mais après une heure, j'ai abandonné... trop prévisible. J'ai emprunté la guitare à Jérôme et joué un peu dans le salon des officiers, la seule place à peu près tranquille du bateau.
Il y a eu un exercice d'évacuation pendant la matinée ou les marins ont sorti les canots de sauvetage et sont allé faire un tour dans le fjord pour s'assurer du bon fonctionnement de l'équipement.
Tout le monde râle un peu parce que les horaires du nouveau chef scientifique sont écrits trop petits et sont difficiles à lire. Heureusement que les matelots et les officiers ont de l'expérience et que la gang du premier leg est encore là, sinon ça serait le bordel.
Un autre piston core aujourd'hui. Apparemment, avec une carotte de ce type, on peut remonter 3000 ans dans le passé du fjord ! Pas mal pour une carotte de bouette.

mardi 10 novembre 2009
Jour 33-Durée du jour 8h11-Fjord Saglek
Dimanche le 8 novembre 2009, Fjord de Nachvak
Nous sommes arrivés pendant la nuit dans le Fjord de Nachvak. Je me lève à 4h10 pour aller faire la rosette mais il y a encore des problèmes avec le CTD. Ayant passablement mal dormi (je ne suis pas le seul, Maxime, mon nouveau coloc, s'est levé à 2h pour faire des filets), la tentation de retourner me coucher est forte, mais je décide de profiter de la vue sur l'embouchure du fjord. La combinaison des vagues et du froid fait en sorte qu'une couche d'environ un pouce de glace recouvre tout l'avant du navire. Tous les cordages, chaines, grues, câbles sont recouverts d'une gaine de glace. Je vais donc me chercher un casque, un maillet et une pelle et me met à déglacer l'avant du navire pendant que les opérations de box coring (échantillonage des sédiments) ont lieu. La glace est pesante et c'est un boulot assez physique. Après une quarantaine de minutes, Pascal passe me voir pour me dire que la rosette est réparée. Je mets tout en place, on fait la rosette et je retourne pelleter de la slush de 6h30 jusqu'au déjeuner; pas besoin de passer au gym aujourd'hui !
Je ne pensais jamais dire ça, mais je suis écoeuré de mettre le même linge. Les mêmes trois chemises, les mêmes 5 t-shirts, les mêmes quatre pantalons... y en a marre. Fin de la frustration.
Pendant l'après-midi, j'invite deux étudiants à assister au déploiement de la rosette. Rosalie, de Québec et Rory, de je ne sais pas ou, m'aident à préparer la rosette, et Rosalie prend ma place comme opérateur de rosette. Elle trouve très cool de parler dans le radio et de commander l'ouverture des bouteilles. En plus, on refait la rosette deux fois parce que j'ai oublié d'enlever la seringue d'eau douce sur l'entrée d'eau de la pompe... ça devait arriver, et ça arrive bien sur quand il y a plein de monde autour. Heureusement, on avait un peu de temps de lousse et il n'y a pas de conséquences facheuses.
Dans l'après-midi, c'est le premier déploiement du "piston core", un immense carottier de neuf mètres de long. Ça semble passablement compliqué de le mettre à l'eau et les gars passent le meilleur de la journée à zigonner là-dessus. Il finissent par y arriver et récoltent une carotte de sédiments de 8 m. Comme dirait le chef officier: un autre succès de la garde côtière !
C'est dimanche, soir de vin et d'habits propres. Je n'achète pas de bouteille parce que 1. je suis complètement crevé, et 2. j'ai une rosette à 8h. Entrée de saumon fumé, assiette de rosbif avec patates grelots, fromages et deux desserts: tarte au fudge et tarte pommes et canneberges. Ça fait du bien par ou ça passe.



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Je vous laisse le lien du blog de Grande Dame qui raconte une anecdote comique sur l'influence des femmes dans la vie des hommes de carrière. Allez le lire, vous verrez, c'est drôle et inspirant !
Nous sommes arrivés pendant la nuit dans le Fjord de Nachvak. Je me lève à 4h10 pour aller faire la rosette mais il y a encore des problèmes avec le CTD. Ayant passablement mal dormi (je ne suis pas le seul, Maxime, mon nouveau coloc, s'est levé à 2h pour faire des filets), la tentation de retourner me coucher est forte, mais je décide de profiter de la vue sur l'embouchure du fjord. La combinaison des vagues et du froid fait en sorte qu'une couche d'environ un pouce de glace recouvre tout l'avant du navire. Tous les cordages, chaines, grues, câbles sont recouverts d'une gaine de glace. Je vais donc me chercher un casque, un maillet et une pelle et me met à déglacer l'avant du navire pendant que les opérations de box coring (échantillonage des sédiments) ont lieu. La glace est pesante et c'est un boulot assez physique. Après une quarantaine de minutes, Pascal passe me voir pour me dire que la rosette est réparée. Je mets tout en place, on fait la rosette et je retourne pelleter de la slush de 6h30 jusqu'au déjeuner; pas besoin de passer au gym aujourd'hui !
Je ne pensais jamais dire ça, mais je suis écoeuré de mettre le même linge. Les mêmes trois chemises, les mêmes 5 t-shirts, les mêmes quatre pantalons... y en a marre. Fin de la frustration.
Pendant l'après-midi, j'invite deux étudiants à assister au déploiement de la rosette. Rosalie, de Québec et Rory, de je ne sais pas ou, m'aident à préparer la rosette, et Rosalie prend ma place comme opérateur de rosette. Elle trouve très cool de parler dans le radio et de commander l'ouverture des bouteilles. En plus, on refait la rosette deux fois parce que j'ai oublié d'enlever la seringue d'eau douce sur l'entrée d'eau de la pompe... ça devait arriver, et ça arrive bien sur quand il y a plein de monde autour. Heureusement, on avait un peu de temps de lousse et il n'y a pas de conséquences facheuses.
Dans l'après-midi, c'est le premier déploiement du "piston core", un immense carottier de neuf mètres de long. Ça semble passablement compliqué de le mettre à l'eau et les gars passent le meilleur de la journée à zigonner là-dessus. Il finissent par y arriver et récoltent une carotte de sédiments de 8 m. Comme dirait le chef officier: un autre succès de la garde côtière !
C'est dimanche, soir de vin et d'habits propres. Je n'achète pas de bouteille parce que 1. je suis complètement crevé, et 2. j'ai une rosette à 8h. Entrée de saumon fumé, assiette de rosbif avec patates grelots, fromages et deux desserts: tarte au fudge et tarte pommes et canneberges. Ça fait du bien par ou ça passe.



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Je vous laisse le lien du blog de Grande Dame qui raconte une anecdote comique sur l'influence des femmes dans la vie des hommes de carrière. Allez le lire, vous verrez, c'est drôle et inspirant !
lundi 9 novembre 2009
Jour 32-Durée du jour 8h16-Fjord Saglek
Vendredi le 6 novembre 2009, Iqaluit
C'est le jour du changement d'équipage. Environ 25 membres de l'équipe scientifique partent en hélico en groupes de 4 vers Iqaluit. Nous sommes une dizaine de l'équipe scientifique qui restons jusqu'à Québec. Le personnel du bateau reste au complet, à l'exception d'une steward. On passe la majeure partie de l'avant-midi dans le hangar de l'hélico à faire nos adieux à ceux qui partent. Le repas du midi est bien tranquille et on a un peu l'impression d'être sur un bateau fantôme.
Les nouveaux membres de l'équipe scientifique arrivent dans l'après-midi avec leur bagages et du ravitaillement que l'officier logistique est allé acheter à Iqaluit: bananes, raisins, pamplemousses, oranges, tomates, champignons, biscuits secs, poisson, laitue. Parmi les nouveaux, il y a le groupe "Schools on Board". Ce sont des jeunes de secondaire 5 du labrador, Nunavut et du reste du Canada qui viennent passer deux semaines à s'initier à la science sur le bateau.
En soirée, on rencontre Sam, le nouveau chef de mission scientifique. Il s'intéresse principalement aux sédiments qui s'accumulent dans les fjords vers lesquels nous nous dirigeons maintenant. Les nouveaux sont passablement fatigués de leur voyage et la réunion d'introduction est brève. Il n'aura pas la tâche facile, car nos attentes sont élevés envers le chef de mission, dont la tâche est de coordonner toutes les activités scientifiques, de concert avec le commandant. Keith, le précédent chef de mission, avait relevé le défi avec brio, malgré toutes les embûches (pour ne pas dire emmerdes).
Samedi le 7 novembre 2009, Détroit d'Hudson
On quitte l'île de Baffin pour se diriger vers la côte du Labrador. En route, on doit faire trois stations dans le détroit d'Hudson. Ce sont les premières stations que l'on fait depuis maintenant six jours et tout le monde a hâte de se remettre au travail. De plus, il faut beau soleil et presque chaud. Malheureusement, la nature ne coopère pas plus qu'il faut. Il vente passablement et les vagues sont très hautes. La rosette se fait brasser pas mal. Ça empire pour la deuxième station, ou elle se met à swinger dangeureusement et finit par heurter le navire. Une fois dans l'eau, le courant la fait aller vers l'arrière du navire à toute allure. Le cable, normalement vertical, fait maintenant un angle de 70 degrés ! On la remonte doucement, le commandant prend les commandes du navire et on recommence. À mi-chemin de la remontée de la rosette, on perd la communication. Il faut annuler le cast et remonter la rosette, bredouille. Pascal et Vincent, les techniciens, se mettent au boulot pour trouver la cause du problème. Ils y passeront toute le nuit, et les autres stations du détroit sont annulées.
Pendant le transit, on goûte à la médecine du Labrador. Des bonnes vagues font tanguer le navire et le "spray" monte jusqu'aux fenêtres de la timonerie. Les jeunes de Schools on Board ont la mine pâle et tous sauf deux ont le mal de mer. De mon côté, je me porte à merveille. J'ai bien mangé, suis reposé, et le mal de mer n'a pas d'emprise sur moi. Victoire !
Au menu, côtes levées avec frites, que j'accompagne de deux salades. Je me méfie du ketchup car des petits comiques ont mis du tabasco dans certaines bouteilles. Des salières ont aussi été remplies de sucre... Et on voudrait que les jeunes prennent exemple sur nous ? Non mais sans blague.
Soirée bar assez tranquille car les nouveaux semblent encore un peu secoués par la vague, et bien sur, les jeunes ne sont pas autorisés à venir au bar. Je prend ça molo, sachant que mon dimanche commencera à 4h, et ne sachant pas quand il se terminera...

C'est le jour du changement d'équipage. Environ 25 membres de l'équipe scientifique partent en hélico en groupes de 4 vers Iqaluit. Nous sommes une dizaine de l'équipe scientifique qui restons jusqu'à Québec. Le personnel du bateau reste au complet, à l'exception d'une steward. On passe la majeure partie de l'avant-midi dans le hangar de l'hélico à faire nos adieux à ceux qui partent. Le repas du midi est bien tranquille et on a un peu l'impression d'être sur un bateau fantôme.
Les nouveaux membres de l'équipe scientifique arrivent dans l'après-midi avec leur bagages et du ravitaillement que l'officier logistique est allé acheter à Iqaluit: bananes, raisins, pamplemousses, oranges, tomates, champignons, biscuits secs, poisson, laitue. Parmi les nouveaux, il y a le groupe "Schools on Board". Ce sont des jeunes de secondaire 5 du labrador, Nunavut et du reste du Canada qui viennent passer deux semaines à s'initier à la science sur le bateau.
En soirée, on rencontre Sam, le nouveau chef de mission scientifique. Il s'intéresse principalement aux sédiments qui s'accumulent dans les fjords vers lesquels nous nous dirigeons maintenant. Les nouveaux sont passablement fatigués de leur voyage et la réunion d'introduction est brève. Il n'aura pas la tâche facile, car nos attentes sont élevés envers le chef de mission, dont la tâche est de coordonner toutes les activités scientifiques, de concert avec le commandant. Keith, le précédent chef de mission, avait relevé le défi avec brio, malgré toutes les embûches (pour ne pas dire emmerdes).
Samedi le 7 novembre 2009, Détroit d'Hudson
On quitte l'île de Baffin pour se diriger vers la côte du Labrador. En route, on doit faire trois stations dans le détroit d'Hudson. Ce sont les premières stations que l'on fait depuis maintenant six jours et tout le monde a hâte de se remettre au travail. De plus, il faut beau soleil et presque chaud. Malheureusement, la nature ne coopère pas plus qu'il faut. Il vente passablement et les vagues sont très hautes. La rosette se fait brasser pas mal. Ça empire pour la deuxième station, ou elle se met à swinger dangeureusement et finit par heurter le navire. Une fois dans l'eau, le courant la fait aller vers l'arrière du navire à toute allure. Le cable, normalement vertical, fait maintenant un angle de 70 degrés ! On la remonte doucement, le commandant prend les commandes du navire et on recommence. À mi-chemin de la remontée de la rosette, on perd la communication. Il faut annuler le cast et remonter la rosette, bredouille. Pascal et Vincent, les techniciens, se mettent au boulot pour trouver la cause du problème. Ils y passeront toute le nuit, et les autres stations du détroit sont annulées.
Pendant le transit, on goûte à la médecine du Labrador. Des bonnes vagues font tanguer le navire et le "spray" monte jusqu'aux fenêtres de la timonerie. Les jeunes de Schools on Board ont la mine pâle et tous sauf deux ont le mal de mer. De mon côté, je me porte à merveille. J'ai bien mangé, suis reposé, et le mal de mer n'a pas d'emprise sur moi. Victoire !
Au menu, côtes levées avec frites, que j'accompagne de deux salades. Je me méfie du ketchup car des petits comiques ont mis du tabasco dans certaines bouteilles. Des salières ont aussi été remplies de sucre... Et on voudrait que les jeunes prennent exemple sur nous ? Non mais sans blague.
Soirée bar assez tranquille car les nouveaux semblent encore un peu secoués par la vague, et bien sur, les jeunes ne sont pas autorisés à venir au bar. Je prend ça molo, sachant que mon dimanche commencera à 4h, et ne sachant pas quand il se terminera...

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