jeudi 22 octobre 2009

Jour 14-Viscount Melville Sound-Durée du jour 6h37

Pas grand chose de neuf aujourd'hui. Au menu du midi, salade de canard et soupe au pois. Au souper, filet de tilapia. J'ai pris deux assiettes, je pense que mon appétit d'hiver vient de se mettre en route. Il faut dire que la température est tombée assez rapidement et drastiquement. Des -1 et -2 de la mer de Beaufort, on est passé aux -10, -15 depuis que l'on est entré dans l'archipel. Le pont du bateau est glissant et les drains gèlent. Le garage de la rosette ne se vide plus de son eau tout seul, et Dieu sait qu'il y a pas mal d'eau qui passe par là. Je dois donc écoper l'eau, remplir un sceau et le balancer par dessus bord...

Nous sommes complètement entouré de glace. Pour mettre la rosette à l'eau, le bateau fait plusieurs tours d'un rayon d'environ 400m puis passe au milieu pour bien casser la glace. Il se positionne ensuite pour que la rosette soit sous le vent, afin d'éviter qu'un flot de glace ne dérive dans le cable de la rosette. Comme il fait passablement froid, on garde la rosette dans le garage le plus longtemps possible. Si ça niaise et qu'elle reste trop longtemps sur le pont, la pompe gèle et on ne peut s'en rendre compte qu'une fois la rosette à l'eau. Il faut alors remonter la rosette, la réchauffer puis recommencer.

Dans l'après-midi, j'ai failli partir en hélico pour déployer mes bouées. J'étais prêt, habillé, mais finalement, la sortie a été remise à demain car la glace (à distance d'hélico) était trop uniforme et ce qui nous intéresse, ce sont les flots multi-années très épais.


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Comme David n'a pas envoyé de photo, je joins une image tirée du site internet de l'Amundsen. Il n'y a pas beaucoup d'information sur la mission en cour, mais un chouette tour virtuel du bateau.

mercredi 21 octobre 2009

Jour 13-Détroit du Prince de Galles-Durée du jour 6h50

Le bateau a bougé pendant la nuit et s'est arrêté depuis un bon bout de temps quand je me lève vers 6h pour voir ce qu'il en est de la rosette prévue pour hier soir. Je me rend à la salle de contrôle et demande par radio si on est en station pour la rosette. Après un silence un peu long, on me répond que non, il n'y aura pas de rosette de sitôt. Parfait, je retourne me coucher.

Au déjeuner, j'apprends que le bateau s'est beaché. La pente de 10 degrés d'hier soir, ce n'était pas le bateau juché sur de la glace, mais sur le fond ! En pompant le fuel vers les réservoirs arrière et en déplaçant du matériel, l'équipage a réussi à déloger le bateau une fois la marée haute. Le bateau sera donc stationné pour la journée, le temps de procéder à toutes les vérifications et inspections nécessaires à la suite de la mission. Évidemment, on ne sait pas grand chose et la machine à rumeur tourne à plein régime.

Dans l'après-midi, je teste mes bouées sur le pont supérieur. Il y a en a deux sur trois qui fonctionnent. Rendu là, il n'y a pas grand chose que je puisse faire, alors je compte bien mettre les trois sur la glace quand même.

Comme c'est dimanche, chaque personne peut acheter une bouteille de vin pour le souper. Bruno en avait acheté une la semaine passée alors c'est mon tour. Au menu, entrée de terrine et d'autruche, kebab de dinde sur riz avec tarte à la tomate, puis pouding au pain pour dessert. Ceci dit, il reste du gâteau forêt noir; on n'est pas trop dans le trouble...

Après souper, science meeting ou le commandant nous fait un topo de la situation: oui le bateau s'est échoué, on l'a sorti de là, les inspections sont faites, il n'y a aucun dégat et on repart ce soir pour continuer la mission.

Après souper, on jase un peu au salon en finissant les bouteilles de vin pendant qu'une autre gang joue au poker. Plus tard, Vincent et Louis sortent une guitare et une harmonica et font un jam dans le salon. Le bateau s'est remis en marche; les bruits et les secousses causées par la glace rendront la nuit pénible, mais c'est toujours mieux que de ne rien faire.

Sur les photos: mes bouées sur le pont supérieur; de gauche à droite Roger, Claude et Patrice.




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Commentaires de l'éditrice:

-Pour ceux qui sont vraiment fan de l'Amundsen, je vous invite à aller visiter le blog de Maeva Gauthier, elle est aussi sur le bateau. Je ne la connais pas, j'ai trouvé son blog par hasard en surfant sur le web.

-Saviez-vous qu'il y une bouée nommée en mon honneur ? Oui,oui, elle s'appelle Germaine inc.. Bon, ok, c'est moi qui ai tété David pour qu'il la baptise ainsi. Coudonc, on a les honneurs qu'on peut !

mardi 20 octobre 2009

Jour 12-Montréal-Durée du jour 10h42

Pendant ce temps à Montréal, vous pensiez qu'on trouvait le temps long.

Mais non, on courrait !







Les adultes courraient aussi, mais on a pas de photos !

N'oubliez pas de lire plus bas les nouvelles de David.

Jour 12-Détroit du Prince de Galle-Durée du jour 7h33

La rosette du matin prévue vers 9h30 a finalement été devancée à 4h, pendant le quart de Dominique. J'ai donc la journée libre jusqu'à 8h, heure à laquelle on devrait rejoindre la prochaine station à la sortie nord du détroit. La journée est magnifique, le lever de soleil époustouflant et pour couronner le tout, on voit une mère ours et son petit courir sur la banquise ! Tout le monde semble être sur les ponts pour prendre des photos du paysage. C'est la première journée de soleil depuis un bon bout de temps et ça semble insuffler la bonne humeur chez tout le monde.


À la timonerie, Ryan discute avec Marc (le commandant), Keith (le chef de mission scientifique) et Michel (le pilote d'hélicoptère) sur les plans de déploiement, l'endroit ou la bouée sera placé, les heures de vol, etc. Ryan semble encore douter du succès de l'opération. Pour ma part, je suis assez optimiste car il fait beau et je vois mal ce qui nous empêcherait de décoller. Vers le milieu de l'avant midi, Michel me donne une brève formation ainsi qu'à quelques autres membres d'équipage sur la sécurité en hélicoptère. J'apprends comment m'attacher correctement, fermer les rotors de l'hélico, envoyer un signal de détresse et sortir le canot de sauvetage. On a droit à quelques anecdotes sur des crashs d'hélicos et l'importance de bien s'attacher. Ça va, je suis bien convaincu !

Au diner, salade de goberge en entrée et côtelettes avec patates pilées et mini carottes. Je saute les côtelettes, car deux repas de viande par jour, ça finit par devenir un peu lourd.

Dans l'après-midi, je continue à donner un coup de main à Ryan et Karrie pour paqueter la bouée dans le cargo de l'hélicoptère. C'est un casse-tête car il y a pas mal de stock à paqueter dans la "valise" de l'hélico. Ceci dit, ça reste beaucoup moins complexe que nos sorties en camping ! À faire entrer donc, la bouée comme telle, consistant en plusieurs longueurs de tuyau de PVC, une boîte avec l'électronique, des supports en métal pour stabiliser les pôles de PVC; quatre sections de tarrière de 8"; quatre sections de tarrière de 2", une tête de moteur pour la tarrière de 8", un carotteur de 4" de diamètre, un portable, des outils, du linge de rechange, des cameras et un lunch. Après quelques essais, on réussit à tout faire entrer. Et bonus, ça me permet de faire un tour dans la salle des machines pour aller chercher du matériel. L'ambiance est on ne peut plus industriel: gris métallique, un machine shop avec des clés anglaises énormes, des racks entiers de vis et boulons de toutes les grosseurs, des moteurs gros comme des minivans, le tout sur un fond de punk/rock allemand !

On part en hélico vers les 15h. Comme le coucher de soleil est prévu pour 17h30, ça nous laisse peu de temps pour tout faire. Bruno me prête des bottes, des culottes et un manteau venant de l'équipement de son labo. Mes bottes d'hiver ont l'air de sandales d'enfant à côté de cex bottes, et le manteau est tellement épais que j'ai juste besoin de le regarder pour rester au chaud. On se dirige vers l'embouchure du détroit puis on vire vers l'ouest. Après environ 40 minutes de vol, on réduit l'altitude pour que le Pinocchio, un appareil installé sur le nez de l'hélicoptère, puisse mesurer l'épaisseur de la glace. On cherche un flot de 2 à 3 mètres d'épaisseur. Michel nous fait zigzaguer en rase-mottes (très, très cool, en passant) jusqu'à ce que Ryan trouve un flot à son goût.

En sortant de l'hélico, on sort le matériel et on se met tout de suite à creuser un trou avec la tarrière de 2". La première étape est de confirmer que l'épaisseur est adéquate. C'est une tarrière manuelle qu'on fait tourner avec un vilebrequin. Les premiers 30 centimètres sont pénibles car la glace est froide et plus fraîche que la glace située plus en profondeur. La fraîcheur de la glace n'est pas due au fait que la neige s'accumule sur le dessus, mais plutôt au fait que le sel est draîné vers le bas. En effet, en se formant, la glace expulse du sel, qui se trouve coincé dans des bulles d'eau salée. À mesure que la température diminue, ces bulles d'eau salées peuvent à leur tour geler partiellement, expulsant encore du sel dans des bulles qui deviennent de plus en plus petites et salées. Éventuellement, par l'effet de la gravité, les inclusions d'eau salée migrent vers le bas, formant un réseau de canaux minuscules dans la glace. La surface d'un flot de quelques années est ainsi suffisamment douce pour être potable.

Après 1h30 de boulot, on termine l'installation de la bouée et on rentre au bateau. Il était temps car le soleil venait juste de se coucher et l'hélicoptère doit être entré au bateau 15 minutes après le coucher du soleil. Je rentre, me change et file tout de suite aux cuisines manger un bol de potage, des crêpes au boeuf, du gateau au pacane et de la croustade aux pommes.

C'est la soirée bar ce soir, mais j'ai une rosette à 20h. Je vide la rosette de son eau, commence à entrer les infos dans les fichiers de log, et me prépare en entrer en action. À 20h, j'appelle à la timonerie pour connaître l'état de la situation. On me dit qu'il y a du retard dans l'horaire. Je fais un peu de ménage et quand je commence sérieusement à m'emmerder, passe jaser avec les gars de la timonerie. Il nous reste environ 8 miles nautiques à naviguer avant de se rendre à la prochaine station. La progression est laborieuse car les glaces sont pas mal épaisses. Vers 21h, le bateau est complètement stoppé par un flot particulièrement costaud. Nico, l'officier de quart, se reprend à quatre reprises (recule, prend un swing et fonce dans la glace) sans réussir à avancer de plus de quelques mètres. Il appelle le commandant qui vient prendre les commandes. Le commandant essaye un peu à droite, puis un peu à gauche avec un tantinet plus de succès, mais il est clair qu'on ne passera pas au travers. Vers 22h, il met donc le cap vers l'ouest pour essayer de contourner le flot en question. Il faudra bien deux heures pour se rendre à la station et je file prendre une douche pour ne pas rater le "last call" du bar.

L'ambiance au bar est chaude et les tournées de shooter se succèdent à un rythme soutenu, ponctuées par les secousses du bateau qui donne dans la glace. Un peu avant 23h, le bateau semble juché, pour ne pas dire jacké, sur un flot et rester complètement pris. Le plancher doit avoir une pente d'environ 10 degrés ! Une fois 23 heures passées, on se met à danser sur du R&B/rap? et Bruno nous fait une immitation assez réussi de rappeur. La pente du plancher augmente le coefficient de difficulté de la danse et on rigole bien. Le commandant met fin au party vers 24h et on passe à la cafétéria pour se rafraichir et manger du dessert. Le bateau est encore bien penché et n'a pas bougé d'un poil. Quand je me couche, je vois des matelots déplacer du matériel sur le pont... clairement, il n'y aura pas de rosette de sitôt.


Sur les photos, les deux ours qui courent dans le soleil levant, jeux d'ombre dans le train d'onde du bateau (oui, oui, c'est de la glace qui ondule), l'île de Banks, le déploiement de la bouée, Ryan et moi qui perçons le trou pour le sonar.






lundi 19 octobre 2009

Jour 11-Golf d'Amundsen-Durée du jour 8h06

Vendredi le 16 octobre,

Dès que l'on met les pieds sur le bateau, on devient très vite familier avec ce qui est appelé le "All Call"; on compose le 60, on laisse un message, et ce message est diffusé tout de suite après par tous les haut-parleurs du bateau. On entend donc souvent des messages du genre: "Joannie appelle le 415, -- Joannie, appelle le 415." Ma première tentative de All Call était un peu raté; je doute que quiconque ait compris ce que j'ai dit. Pour la deuxième, j'ai pris ma plus belle voix et articulé avec toute l'amplitude permise par ma machoire: "Steve est demandé à la rosette, Steve, tu es demandé à la rosette." Et comme par magie, Steve est apparu avec ses pinces pour reconnecter le cable d'alimentation de la rosette.


Cette rosette est la dernière dans le Golf d'Amundsen, le bateau se dirigera ensuite vers le détroit du Prince de Gales. C'est la première fois que l'Amundsen traverse ce détroit. Comme c'est un endroit fréquenté des bélugas pendant leur période de reproduction et que les Innus viennent y chasser, le passage est rarement emprunté par les vaisseaux commerciaux. C'est mal vu d'y passer, selon le commandant avec qui j'ai piqué une jasette en attendant ma rosette.

Pour diner, roulades de saumon. Notez que 80% des plats sont accompagnées de patates pilées. Dans l'après-midi, je vais donner un coup de main à Anabelle dont les bouteilles d'argon ont le bouchon collé. Ce sont de grosses bouteilles en métal qui ont passé l'été sur le pont et dont le bouchon de protection a rouillé en place et il n'y plus moyen de les dévisser. Roger-des-Îles me suggère de prendre un pipe wrench dans l'établi et de persuader le bouchon de se dévisser par de tendres coup de masses. Le dit pipe-wrench mesure deux pieds de long et doit peser 40 livres... parfait ! Aidé par du bon vieux WD-40, on réussi sans trop de problème à déboucher la première. La deuxième bouteille est d'accès plus difficile et il faut se mettre à trois pour dévisser le fameux bouchon.

Le bateau compte six moteurs diesel pour la propulsion, et deux autres pour les génératrices. Les hélices du bateau sont mues par un moteur électrique, dont l'électricité est généré par les moteurs diesels. En temps normal, le bateau file avec quatre moteurs. En cas de fort courant de face ou de glace, les siz moteurs sont mis en marche. On peut alors faire 14 noeuds. Lorsqu'on se trouve dans les glaces, le bateau bouge et grince. Les secousses et le bruit font penser à un tremblement de terre. L'ennui, c'est que ça peut durer des heures. On finit toutefois par s'habituer, et au moins, la glace ammortie les vagues. En s'approchant du détroit, on aperçoit l'ile de Banks; ça fait du bien de voir autre chose que de l'océan et des nuages gris à perte de vue.

Dans l'après-midi, on se loue un film: The good sheperd. C'est un peu long et finalement, assez ennuyant. Au souper, fettucine et re- tarte aux pacanes. Après souper, science meeting. On discute des plans pour que Ryan sorte en hélicoptère déployer sa bouée. Comme j'ai déjà déployé une bouée similaire au printemps passé, je vais accompagner Ryan et Karrie-Ann sur la glace pour leur donner un coup de main. L'expédition est incertaine car il faut se rendre assez loin pour que l'hélico ait le temps de nous porter et nous ramener avant le coucher du soleil. En plus, c'est la seule et unique chance de Ryan pour la déployer. Si le bateau est ralentit par les glaces ou s'il y a trop de brume, c'est just too bad; après demain, on sera déjà trop loin de la région qui l'intéresse. C'est un dénouement platte quand on a investit deux mois de travail et 26 000$ d'équipement...


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Sur les photos, Oliver, sa femme et assistane Lunis qui vont faire de l'échantillonnage en zodiac. Les vents sont forts, les vagues hautes, et Lunis reviendra avec un sérieux mal de mer. Patrice, Vincent et Philippe, un officier, un marin et un photographe du Figaro respectivement, en ont vu d'autres et reviennent ravis de l'aventure.

Sur l'autre photo, Ryan en train de déconnecter les fils de sa bouée afin de la paqueter dans le cargo de l'hélico.


dimanche 18 octobre 2009

samedi 17 octobre 2009

Jour 10-Mer de Beaufort-Durée du jour 8h16

La première rosette de la journée se passe bien. Je donne ensuite un coup de main à Anabelle et Mary qui doivent redescendre leurs bouteilles pleines d'eau dans leur labo respectif. Comme je vais manquer le déjeuner, je me prend des bonnes vieilles toasts au beurre de pinottes, bananes et miel puis je remonte vider les bouteilles pour la deuxième rosette du matin.

Ça fait maintenant une semaine que le nouvel équipage est sur le bateau et l'ambiance devient plus familière. On commence à entendre des jokes sur la radio et Claude, le chef officier qui officie au déploiement de la rosette, aime bien me taquiner. Disons que si en seulement une semaine on devient aussi familier, ça promet pour les cinq suivantes !

En attendant le dîner, je donne un coup de main à Oliver, un allemand qui étudie au BC. Il s'est fait fabriquer une sorte de catamaran miniature, plein de fils, de boîtes étanches et télécommandé à distance via un ordinateur. L'équipement que transporte le dit catamaran lui permet d'échantillonner les premiers micromètres d'eau à la surface. Il l'a démonté pour le transporter et il était en train de le remonter quand je l'ai rencontré dans le hangar de l'hélicoptère en train de serrer des boulons. En fait, je lui ai proposé de l'aider surtout avoir une bonne excuse pour fouiller dans l'établi du bateau !

Malheureusement pour Oliver, la mise à l'eau de son catamaran est reportée à plus tard. On retourne à la station 405 pour réessayer de trouver un mouillage qui ne répond pas à l'appel. Comme je n'ai pas de rosette pour le restant de la journée, je fais l'exploration de l'étage des labos. Je croise Vincent, un technicien, qui remplace les batteries des déclencheurs. Ce sont des gros cylindres en métal qui sont tout en bas du mouillage et qui contiennent une pince amovible et une sorte de modem acoustique. Quand le déclencheur reçoit un signal bien précis, la pince s'ouvre et relache le lest qui retient le mouillage au fond. Le mouillage se met à flotter et il peut être récupéré du bateau.

Après souper (spare ribs, onion rings et frites, tarte aux pacanes pour dessert) on joue un peu à Rock Band puis quand le bar ouvre, on se met à se payer des bières les uns les autres. C'est quand même plus drôle que de s'en acheter pour soi. On improvise une mini piste de dance et je me mord les doigts de ne pas avoir suivi plus de cours de salsa !

Vers 11h, on lance le Moving Vessel Profiler (MVP), une sorte de CTD au bout d'une winch qu'on laisse trainer derrière le bateau. C'est Dominique qui s'en charge, mais je vais le relayer de 2 à 3h pour lui permettre de se changer les idées. Il faut constamment regarder l'écran de contrôle pour s'assurer que tout fonctionne bien, que le "poisson" ne va pas percuter le fond et que la winch ramène bien le poisson. Le lever du corps va être dur demain.

Sur les photos, Claude, le chef officier, en train de superviser la remontée de la rosette.